25.09.2009
Petites histoires à boire quand on a rien d'autre à faire

Ils ont enfermé les mots dans un grand sac
pour aller les noyer dans la rivière
Ils leur ont dit pour les séduire :
« Il fait bien chaud à l'intérieur, vous ne serez plus jamais seuls,
vous allez raconter ensemble des millions d'histoires »
Ceux qui ont douté de leur parole,
ils les ont traîné par les lettres jusqu'à la rivière
On entendait leurs cris par delà les étoiles
La nuit s'est ratatinée dans un pli
pour ne pas assister au massacre
Le ciel était zébré de bris. De bris de mots (?...)
La plupart des mots ne savaient pas nager.
Ils étaient trop lourds pour flotter
Ils ont coulé à pic comme de gros galets
Ceux qui se débattaient en surface ont commencé à fondre
lettre à lettre comme du sel
C'est les U qui sont partis en premier.
Tous les U
Et puis les T, les O, les P...
Fini les utopies, fondues avec les U
Un U pourtant c'est plein de promesses
les deux bras tendus vers la vie
en plus arrondi
comme un verre qui attend la pluie
Avec un T "cause toujours tu m'intéresses”
sous ses ailes butées on peut se reposer
dessous-dessus ombre et soleil
Le O roule sa boule à l'infini
pas de début et point de fin
A deux, dans, on se blottit
pour chuchoter O ! mi amoooore
Le P claque sur les lèvres
comme un pétard de jour de fête
Quand c'est fini il dit tant pis...
Mais après le dernier clapotis,
un gros silence blanc
d'un calme indécent
leur est tombé dessus
Ridea ,
erminé,
b che bée
pl s de m ts. Z
15:54 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note











Commentaires
J'ai lu ce texte à mon petit garçon (11ans). Il s'est amusé à chercher les mots qui manquent à la fin. Merci Z.
Ecrit par : Bona | 27.09.2009
Merci Bona ! Ce petit texte puise aux sources de l'enfance et si ça résonne encore à cet endroit là... C'est super.
Ecrit par : zaiate | 29.09.2009
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