01/03/2010
28 février : gélif

La récolte : gélif, Paris-Brest, trans, je m'en fous, fissure, latine, hiver, gely, bourrasque, arlequin
Les confitures
Une
Je m'en fous, je mange un Paris-Brest chaque jour de l'hiver et tant pis pour mes kilos. Mon corps gélif a besoin, pour maintenir la latine que je suis, d'acides gras trans et de glucides. Sinon, à la moindre bourrasque, je risque de me transformer en arlequin, la peau ornée d'un losange de sang glaçé, cerné par une fissure de chocolat. C'est madame Gely qui l'a dit. La dame de la publicité Miko. Je vais même me laisser tenter par un beignet aux pommes ce soir. Hum !
Fabienne Colin
Deux
Ça tempêtait dans les alpages. Il s'était réfugié dans un mini chalet. A l'intérieur, tout craquait, cloquait, boursouflait. Le bois fissuré menaçait d'exploser sous les coups de boutoir d'un vent têtu. L'hiver n'en finissait pas de s'étaler, transformant le plateau vallonné en Paris-Brest géant. Il cherchait à réchauffer deux doigts de pied gélifs auprès d'un feu chétif. Dépecé à moitié, il avait une sacré dégaine avec ses chaussettes arlequins, son caleçon long moulant et sa polaire hypra serrée sur un buste aux rondeurs de statuaire latine. « Un vrai trans ! » aurait dit ma grand-mère (toujours la même) entre deux tasses de thym. Flegmatique et langoureux, il s'allongea sur le dos. Par le conduit, les bourrasques hululaient comme un troupeau de loups libidineux. Son œil d'un vert douteux aux lueurs de gely british erra sur le plafond. Et avec une moue mi-figue mi-dégoût, il se mit à chantonner doucement " Moi, je m'en fous, je me fous de tout. Tout ça n'vaut pas un clou. Tant pis pour vous, je n'ai plus peur du loup..."
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Commentaires
En deux mots, super touchant...
suis très laconique
rédigerai demain voire mercredi un commentaire digne de ce nom et votre plume
Écrit par : THEPAUT Marie | 02/03/2010
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