31.10.2007

Sous

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   Lèvres ouvertes, ils cherchent les mots.
 
   Le silence épais entre par tous les trous offerts.

     Epais, si épais, bouche les tuyaux légers.

 Lestés d'immobile, ils restent là,
 
       prostrés, bras ballants, nuques  bas,

    plein du vide d'autrui. Tombent en avant, en  arrière,
 
    titubent, se ratent, écorchent les longs tibias
 
 et gros genoux d'enfants mal grandis.


 Ils vivent dans l'humide. Zones de marée en cage,
 
   murs qui coulent, plafond de pluie.

   Toujours ce bruit, flaqué, floqué, fluité.

   Ont les pièces du fond qui prennent l'eau.

     Construisent des radeaux fixes
 
 pour entendre partout le bruit de la mer.

Et sortir du silence de l'autre.
 
 Doigts agiles de rondeur lisse comme un galet de sable.
 

 
 Remonte le long de la tige d’os,
 
     sous l’épiderme, pierre à pierre,
 
 dans leur chair blanche et fondante de volatiles.
 
 Le va et vient des vagues, seul, calme les cris,
 
 tassés, tanqués en travers de leurs gorges étroites.
 
 Petit passage pour frêle filet de voix.
 
  Sons trop charnus qui poussent, forcent, gonflent d’échos,
 
 éclatent au dehors en silence bruyant
 
 Douloureux pour leurs grandes oreilles mobiles. Z